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Mercredi 20 février 2008
Les services des administrations publiques africaines, en particulier ceux de Côte d'lvoire, ont besoin d'un check up et d'une thérapie de choc pour faire face aux défis des temps undefined nouveaux. Des maux les sclérosent et les empêchent d'être efficaces et compétitifs dans un environnement économique national et international qui abandonne tous ceux qui n'excellent pas dans leur domaine de compétence au bord du chemin. C'est ce que le ministre ivoirien de l'Economie et des Finances, Charles Diby Koffi explique entre autres dans «Management des Services publics, Retour d'expériences: des raisons d'espérer », un livre sorti il y a peu chez NEI (Nouvelle édition ivoirienne), Dans cet ouvrage, l’argentier  ivoirien exhorte les dirigeants et cadres africains à plus de responsabilité dans la gestion des administrations publiques. Charles Diby Koffi lance un appel pour une large prise de conscience en faveur de la gestion de la chose publique.
« Nous sommes devenu fonctionnaires par idéalisme et par conviction» rapporte le ministre de l'Economie et des Finances, Charles Diby Koffi, dans l'avant propos de son livre (P. 15). Père des réformes au niveau du Trésor et de  la Comptabilité publique de Côte d'lvoire, il sait en détail les maux contre lesquels, autorités d'ici et d'ailleurs, doivent s'élever. Avec lui, un agent d'une administration publique doit pouvoir agir comme celui du secteur privé. Car, avec le modernisme en cours, à travers la globalisation et la mondialisation, tout le monde court vers un seul but : la compétitivité. Mais, l'auteur est conscient qu'atteindre un tel objectif, nécessite beaucoup plus de sacrifices. Cela dit, il faut mettre fin aux habitudes et pratiques anciennes qui ont pour nom la corruption, la gabegie, la délation, le copinage. le tribalisme et toutes formes de favoritisme. Autant de plaies qui gangrènent la fonction publique. Le simple agent qu'il fût avant d'être promu directeur général du trésor et de la Comptabilité publique de Côte d'lvoire (par appel à la candidature, une première en Côte d'lvoire dans les régies financières), se bat depuis quelques années contre toutes ces tares de l'administration publique. « Quand nous l'avons pu a des niveaux très modestes, nous avons essayé d'impulser un changement, mais cela n'a pas toujours été facile ». explique-t-il. Mais l'acharnement et la patience de l'ancien directeur général du Trésor ivoirien ont commencé à payer. Aujourd'hui, grâce aux réformes qu'il a imposées et à la culture du travail collégial, cette régie financière fait des prouesses en termes de rentabilité et de transparence, Mais, l'idée du ministre de changer les habitudes ne s'applique pas qu'à l'administration du Trésor. Au-delà des régies financières, elle concerne toutes les administrations publiques ivoiriennes. Mieux, Charles Diby Koffi est allé un peu loin, hors du cadre ivoirien, Parce que les maux qu'il stigmatise sont aussi vécus ailleurs en Afrique et même hors du continent. 
En touchant du doigt, les imperfections des administrations publiques, l'auteur du livre ouvre ainsi le débat sur la nécessité d'une Vision nouvelle des Services publics sur la problématique de leur modernisation. ...Le mal est profond selon le diagnostic posé par le ministre Charles Diby Koffi, les administrations publiques se caractérisent par le peu de qualification. II n'y a en fait pas de rigueur et de transparence dans le recrutement des agents de l'Etat, A cela s'ajoutent l'inadaptation de la formation aux besoins et le manque de motivation. Concernant spécifiquement l'accès aux emplois de la fonction publique (P35), l'auteur explique que contre de l'argent, l'on est volontiers complaisant dans le recrutement des futurs fonctionnaires. Et pis, cette facilité obsessionnelle est observée au niveau des examens et concours. Si tel est le chemin favori de la jeunesse vers la réussite, Charles Diby Koffi se désole et crie au danger.« S'il en est ainsi dans maints domaines dont celui de la Santé et même, ceux très sensibles, de la Sécurité et de la Défense nationale, de la justice et de l'Administration générale que pourrait-il advenir de  la Nation, de la gestion des Services publics et des ressources humaines? (P.34) ». Le ministre souligne aussi que l'absence de rigueur dans le recrutement fait que souventes fois les ressources ne correspondent pas aux besoins. Tout  se fait au détriment des règles établies. Et même certaines personnes se plaisent à brandir la casquette d'aîné, dans les Services quand il s'agit par exemple de promouvoir un jeune cadre compétent à un poste donné. « En effet, tout se passe comme s'il n'y avait pas de normes de référence, de boussole, il est des effectifs pléthoriques dans presque tous les Services » (P.37). undefined
Tous les maux de l'administration ivoirienne ne concernent pas que le mauvais recrutement et/ou l'inadaptation des formations aux besoins. L'argentier ivoirien relève aussi le manque de motivation de l’agent dû à l'absence de plan de carrière et de profil professionnel. Ainsi la démotivation dans certains Services de l'admi­nistration publique est telle que, l’agent vient au travail quand il veut. Parce qu'il se dit qu'il n'y a pas d'objectif à  atteindre. Mais également, les promotions, sources de motivation ne sont pas faites dans les conditions normales. Elles sont faites selon le bon vouloir du patron, qui fait un mythe autour de sont titre de directeur. Parfois même les agents ne savent pas sur quelle base ou quel critère ils ont été promus, « Le plus souvent, les agents sont  jugés simplement à leur degré de zèle à l'égard du grand patron ou de leur disponibilité à l'endroit de ses enfants qu'ils utiliseront leurs week-end à promener, ou pis encore, à l'aune de leur sollicitude à l'égard de madame… Tout est mis en oeuvre pour plaire... » (P.42). Ainsi, généralement ceux à qui on accorde des promotions ne sont pas les plus méritants. Et ça, c'est propre aux administrations africaines. L'auteur ne manque pas aussi de relever la vétusté des locaux abritant les Services et l'ab­sence de rigueur dans l'acquisition et la gestion du matériel de travail, En effet, dans les Services des administrations publiques, il n'y pas de suivi, il y a un tel laisser-aller ! « Si le manque de suivi est une insuffisance notoire des admi­nistrations publiques, l'absence d'évaluation n'en constitue pas moins une tare, un boulet qu'elles traînent comme le lourd fardeau de la Dette publique » (P.65). C'est-à-dire, combien de fois le manque de suivi entraîne des dépenses inutiles qui pèsent lourdement sur le budget des Etats. Mais le ministre Charles Diby Koffi ne met pas sous le boisseau l'incivisme notoire qui caractérise nos administrations étatiques. Les valeurs civiques et morales sont  à longueur de journée foulées au pied. Subséquemment la corruption est rampante ; pour un service rendu, il faut débourser de l'argent. Toutefois, le ministre garde l'espoir pour les administrations. « Bien sûr, tout le tableau n'est pas uniquement sombre : il est des lueurs d'espoir qu'incarnent de nombreux responsables africains silencieux et consciencieux qui font correctement leur travail autant que des services étatiques suffisamment performants » (P.7S), Cela dit, pour le ministre, des mesures correctives s'imposent. ...En attendant, ce qu'il convient de faire pour sortir d'une administration lourde et vieillissante. L’écrivain ministre ivoirien de l'Economie et des Finances suggère des solutions nouvelles. Celles-ci partent du renouvellement de l'outil de travail, au changement de mentalité des agents et de leur encouragement à travers des actes sociaux. Une responsabilisation des collaborateurs vis-à-vis des respon­sables de Services fait partie du plan de redressement des administrations publiques dont parle le ministre dans son premier essai. C'est Une expérience réelle qu’il a vécue en sa qualité de directeur général du trésor et de la comptabilité publique. « Il apparaît en filigramme, l’impérieuse nécessité de responsabiliser les collaborateurs et surtout d’appuyer les initiatives novatrices. Cette méthode s’oppose à la délégation formelle qui n’a ici, aucun intérêt » (P.84). En fait, la responsabilisation dont il s’agit valorise le collaborateur. Elle est d’essence démocratique et concourt puissamment à libérer les énergies parce que tuant en chacun l’autocensure. «En application de cette option, nous avons détaché en 2003, des conseillers techniques, cadres expérimentés auprès des services centraux, avec pour mission d’aider à la mise en œuvre des instructions de la direction générale et assurer un feed-back régulier de la marche des services. Loin d’être un dispositif policier, ce détachement s’inscrit dans le cadre du suivi et du contrôle interne indispensables aux nécessités d’ajustements de l’action administrative, le cas échéant ». Dans  ces conditions, explique  le  ministre Charles Diby Koffi, « le manager doit avoir une bonne dose de patience, de tolérance et d'humilité. II doit constamment avoir à l'esprit que l'erreur est humaine et que ses collabo­rateurs, autant que lui, peuvent se tromper ». Le ministre ne manque pas aussi d'appeler à la modernisation des outils de gestion et des méthodes de travail. « Ainsi, l'adaptation des outils de travail aux évolutions technologiques passe, non seulement, par le renforcement quantitatif et qualitatif des équipements, mais également et surtout par la formation des utilisateurs à leur parfaite maîtrise pour en tirer les meilleurs profits possibles (P.90) » L'auteur préconise également la rationalisation du système de gestion et la promotion de la gestion administrative a visage humain. Ces méthodes ont du succès, depuis son passage à la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. En somme le « Management des services publics,    Retour d'expériences...raison d'espérer » se présente comme un livre qui suscite l'espoir chez les jeunes cadres des administrations publiques.
 vu dans"L'intelligent d'Abidjan" fevrier 2008
Par Adams - Publié dans : Revue de Presse
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Mardi 29 janvier 2008
« Il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » disent les saintes écritures. Cette pensée hautement philosophique vient d’être traduite dans les actes par l’Université Charles Louis de Honneur-DIBY-023.jpg Montesquieu.
 
Elle a en effet, élevé au grade de Docteur Honoris Causa, Charles Diby Koffi, Bernard B.Dadié et Frédéric Pacéré Titinga, trois éminences grises africaines, qui, à travers leurs œuvres, ont contribué de manière significative au développement intellectuel et humain de leur société.
 
« Elever au grade de Docteur Honoris Causa, c’est consacrer en un homme, dans un domaine, le savoir à son plus haut niveau » a dit le Pr. Francis Wodié, président de la séance. Tour à tour, les universitaires ont rendu hommage à chaque « Docteur ».
 
A travers cette distinction, Charles Diby Koffi, Ministre de l’Economie et des Finances, ajoute une distinction de plus à sa collection déjà riche.
 
L’homme, en sus de sa haute contribution à la tête de prestigieuses institutions de notre pays, a bien voulu partager avec ses concitoyens, son expérience et sa vision du management des services publics. dkc_trophee.jpg
 
Ce qui justifie l’édition de son ouvrage « management des services publics…retour d’expérience, des raisons d’espérer ». Pour rendre à Mr Amoa Urbain, fondateur de l’UCLM leur reconnaissance, « Docteur » Frédéric Pacéré Titinga lui a remis une calebasse et un livre.
 
Le ministre Diby quant à lui, s’est dit surpris de cette distinction qu’il dédie à sa famille et aux deux mille agents du Trésor Public.
Des prestations d’artiste et d’hommes de théâtre ont meublé la cérémonie.
 
Diabaté Abdoulaye
Par Adams - Publié dans : Revue de Presse
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Mardi 25 décembre 2007
Le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances relate son undefined expérience à la tête du Trésor dans un essai.

Une administration publique africaine peut être performante. Charles Koffi Diby, le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, en donne la preuve à travers un essai réédité cette année par Hachette livre international. Management des services publics en Afrique : retour d’expérience…des raisons d’espérer où comment le Trésor ivoirien est devenu plus efficace. Entretien.

Charles Koffi Diby est l’actuel ministre ivoirien des Finances. De 2001 à 2005, il a été directeur général du Trésor public ivoirien. L’occasion pour lui « d’expérimenter un style de gestion » qui ont prouvé qu’une administration publique africaine pouvait être performante. Comme une exception qui confirmerait la règle. A travers son ouvrage Management des services publics en Afrique : retour d’expérience…des raisons d’espérer, paru en 2003 et réédité cette année par Hachette, Charles Koffi Diby revient sur son expérience à la tête du Trésor.

Afrik.com : Pourquoi avez-vous tenu à partager votre expérience à travers ce livre ?
Charles Koffi Diby :
Ce livre est le témoignage de notre vécu, la théorisation d’une pratique dont la démarche a été la suivante. Nous avons d’abord fait un diagnostic de ce que nous sommes. Pourquoi les services publics en Afrique ne sont pas performants ? Que faut-il faire pour nous améliorer ? Nous avons mené la réflexion et entrepris des réformes au sein du Trésor public, et elles ont porté quelques fruits car l’administration a gagné en qualité.

Afrik.com : La clé de ce succès est le management participatif. Pourquoi ce type de management, pour lequel vous avez opté, semble la meilleure solution pour gérer des ressources humaines africaines quand ses principes semblent tout à fait universels ?
Charles Koffi Diby :
Nous avons été confortés dans notre position parce que notre expérience est pratique. C’est à la suite des résultats obtenus que nous avons théorisé notre approche dans cet essai afin qu’elle puisse servir dans l’avenir. Le management participatif, c’est quoi ? En Afrique, il faut accorder un peu de respect aux autres pour qu’ils donnent le meilleur d’eux. Au Trésor public, pour accorder du respect aux autres, nous avons organisé un séminaire auquel toutes les composantes de notre administration, quand les directeurs centraux étaient les seuls à être invités auparavant. Des directeurs centraux, en passant par les sous-directeurs et les secrétaires, jusqu’au planton, la voix de chacun avait la même portée dans la réflexion pour améliorer le fonctionnement de notre administration. Mais il ne faut pas demander aux gens de participer à un séminaire et mettre leurs propositions dans un tiroir. Dès que la rencontre s’est achevée, une commission de mise en œuvre des résolutions a été installée et nous avons débattu. Chacun s’est ainsi retrouvé dans le processus, chacun a l’impression d’avoir décidé, chacun est certain d’avoir décidé, c’est cela le management participatif. En d’autres termes, faire en sorte que chacun se sente concerné par le bon ou le mauvais résultat de l’entreprise. La mise en œuvre de ces réformes a été régulièrement évaluée et les résultats ont été publiés. dkc-copie-1.jpg

Afrik.com : Comment avez-vous mesuré l’efficacité de ces réformes ?
Charles Koffi Diby :
Quand mon équipe a pris fonction, nous avons mené une enquête d’opinion conduite par l’Université d’Abidjan afin de savoir ce que pensaient les gens du Trésor public, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Taux de satisfaction : 23%. Nous avons commencé à conduire les réformes et, quatre ans après, nous avons demandé à des cabinets cabinet, plus rigoureux a priori, de faire la même enquête. A sein du Trésor public : 76% de taux de satisfaction. Auprès des usagers : 31%.

Afrik.com : Comment ce saut qualitatif de votre administration s’est manifesté concrètement ?
Charles Koffi Diby :
Nos interventions sur le marché monétaire se sont soldées par un résultat impressionnant pour un pays en difficulté. En quatre ans, nous avons capté près de 650 milliards de F CFA parce que nous avions une capacité de remboursement, une gestion rationnelle de notre trésorerie et une gestion transparente des finances publiques. Nous avions un défi à relever parce que le trésor est une administration centrale qui a, en même temps, un caractère transversal. En outre, toute la crédibilité de l’Etat passe par elle. Nous avons également conçu un progiciel avec l’aide de la comptabilité nationale française, qui s’exporte aujourd’hui dans la sous-région, et qui nous permet de produire le compte général de l’administration des finances. Nous allons jusqu’au bilan de l’Etat avec une variation des actifs et des passifs !

Afrik.com : Bien que votre expérience semble avoir été une réussite, les pesanteurs liées à la culture africaine sont une réalité…
Charles Koffi Diby :
Les pesanteurs socio-culturelles existent, mais tout notre propos a été de trouver les solutions pour le surmonter. Par exemple, « le grand-frérisme » est une réalité quand vous êtes jeune et que vous accédez à de hautes fonctions. Vous êtes appelés à diriger vos aînés. Quand vous prenez des sanctions, ils n’hésitent pas à débarquer dans votre bureau pour vous rappeler « qu’après tout, je suis ton grand-frère ». Il faut alors trouver un compromis tout en s’affirmant. Au sein du Trésor, nous avons construit une armée au sein de laquelle le général ne dit pas « Avancez ! » mais « Avançons ! ». La démonstration par l’exemple est la plus efficace. A ma prise de fonction, j’ai commencé à aller au bureau à 6h30 alors que l’horaire officiel était fixé à 7h30. Les directeurs centraux ont suivi, puis les agents.

Afrik.com : Vous parliez de solutions pour surmonter certaines dérives, lesquelles par exemple ?
Charles Koffi Diby :
Pour lutter contre le clanisme et le clientélisme, dans une administration où le directeur général à « droit de vie ou de mort » sur la carrière d’un agent, nous avons mis en place un comité de nomination. Le processus est devenu ainsi transparent. De même pour éviter les frustrations, en lieu et place d’un concours qui désignait le meilleur agent de chaque service à partir de critères édictés par la direction générale, nous avons mis en place un système de notation. C’est-à-dire « tu me notes, je te note. ». Du coup, quand on a annoncé les noms des différents lauréats, les gens applaudissaient parce que ces derniers faisaient l’unanimité. S’agissant de la corruption, il ne s’agit pas de dire à ses collaborateurs qu’ils sont corrompus ou « arrêtez la corruption », car c’est les injurier. Non, nous avons plutôt mis des affiches. On peut y lire : « Usagers du service public, nos prestations sont gratuites, exigez de nous respect, exigez de nous rigueur. » Le message est suffisamment explicite.

Afrik.com : Selon votre expérience, notre culture peut-être un atout…
Charles Koffi Diby :
Il ne faut pas voir en la culture africaine quelque chose de négatif. Nous sommes en train de moderniser nos administrations. Nous devons regarder dans nos valeurs ce que nous pouvons prendre pour accompagner cette démarche. Il ne faut pas tout rejeter d’un revers de la main parce qu’elle est valorisante cette culture africaine, à condition de savoir comment en tirer parti.

Afrik.com : Outre l’incitation psychologique, toute réforme ne doit-elle pas s’accompagner d’une incitation pécuniaire aussi, pour lutter entre autres contre la corruption. Les agents de l’Etat sont les moins bien rémunérés alors qu’en Afrique, ils sont au cœur du fonctionnement de ces pays.
Charles Koffi Diby :
Il ne faut effectivement pas mettre de côté les problèmes d’intendance, mais nous ne nous sommes pas focalisés sur la question. Il n’en demeure pas moins que nous avons pris des engagements dans ce sens. Ils seront respectés dès que la situation financière de notre pays le permettra.

Afrik.com : Quelles suites espérez-vous de ce partage d’expérience ?
Charles Koffi Diby :
Il ne faut pas être pressé quand on conduit des réformes. Notre expérience n’est qu’un frémissement. D’autres viendront l’enrichir petit à petit. J’ai aussi écrit ce livre pour dire qu’il faut cesser d’être afro-pessimiste, que nos administrations publiques ne sont pas vouées à l’échec, qu’il est temps de retrousser nos manches et de faire avec ce que nous avons. Il reste encore beaucoup à faire mais il faut oser, et nous sommes satisfaits d’avoir juste osé.

 Management des services publics en Afrique : retour d’expérience…des raisons d’espérer de Charles Koffi Diby, Hachette livre International. Prix de vente : 9 euros

source: http://www.afrik.com

Par Adams - Publié dans : Interview
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Mercredi 14 novembre 2007
Ce blog a uniquement pour objectif de participer et faire DK.jpg participer au débat sur l'ouvrage « Management des services publics : retour d’expérience… des raisons d’espérer » du Ministre Diby Koffi Charles.

Charles Diby dans cet ouvrage partage son expérience de la gestion de l'administration publique.

A travers ce blog  c'est à un véritable débat public que j'invite tous les internautes.
Manager un service public en Afrique en vue d'atteindre les objectifs de développement, comment s'y prendre, comment y parvenir, ce sont autant de questions que nous nous posons.Notons que Charles Diby Koffi est Ministre de l'économie et des Finances de la Côte d'Ivoire après avoir occupé de hautes fonctions dans l'administration dont celle de Directeur Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique.  

Traoré Adama

 

Par ADAMS - Publié dans : Intro
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Mercredi 14 novembre 2007
Les enseignants de Yamoussoukro ont plaidé pour l’admission dkc1.jpg de l’ouvrage de Charles Diby Koffi dans les programmes scolaires et universitaires de Côte d’Ivoire. L’auditorium du Cafop de Yamoussoukro, le vendredi 09 novembre à l’occasion, a accueilli un beau monde dont le père de l’auteur, M. Diby.
Après la ville d’Abidjan et Paris, Management des services publics en Afrique retour d’expérience : des raisons d’espérer, le livre du ministre de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi continue de faire des vagues. A l’initiative du recteur de l’Université Charles Louis de Montesquieu, le Professeur Urbain Amoa, bras séculaire de la promotion de l’ouvrage, six (6) enseignants de la ville de Yamoussoukro en ont fait une révision minutieuse. Martin Gueu, Koffi K. Lacina, Benjamin Constant Koné, Norbert Kouadio Koffi, Sanogo Kiforo et Traoré Bakary, tous professeurs didactiques de Français au Cafop supérieur de Yamoussoukro, ont apporté leur contribution à l’œuvre, le vendredi 09 novembre dernier à Yamoussoukro. Il ressort de leur travail une requête de taille. Les enseignants désirent que le livre soit admis dans le programme d’enseignement général et professionnel de Côte d’Ivoire. Et ce « à cause du modèle réussi de l’écriture.» Et «Nous voyons tous l’intérêt de procéder à son exploitation à cause de la pertinence de l’auteur. Vu le plan de l’écriture formel, le, livre de Charles Diby Koffi est un bel exemple à introduire dans le circuit d’enseignement. Et même à tous les niveaux de formation dans l’administration publique», ont-ils t’ils relevé au cours de la présentation de leurs travaux. A la suite de leur plaidoyer, le docteur Geu Loa, est revenue sur l’utilité de l’œuvre pour le domaine juridique. Pour elle, l’ouvrage met en exergue le non respect des règles et la méconnaissance des principes constitutionnels. Elle a donc appuyé le plaidoyer des enseignants de Yamoussoukro en vue de l’exploitation de l’œuvre pour une large lisibilité du droit à tous les niveaux. Pour elle, la maxime ‘’nulle n’est sensée ignorer la loi’’ ne doit pas toujours s’appliquer en Côte d’Ivoire, parce qu’en dehors du corps juridique très peu de personne savent quelque chose du droit. Le Professeur Urbain Amoa a quant à lui réédité sa confiance en la nation ivoirienne. «(…) La Côte d’Ivoire est une puissance (…)». Il a annoncé la prochaine traduction de l’œuvre en Anglais. Notons que le livre vient d’être édité par Hachette livre international après les éditions CEDA-NEI de Côte d’Ivoire.

Jocelyne Ballot "in IA"
Par Adams
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Mardi 13 novembre 2007

NOTRE VOIE
Serikpa Benson

diby-livremanag.jpg Un collège d'intellectuels ivoiriens a animé une table ronde sur le livre du ministre d'État, ministre de l'Économie et des finances, Charles Koffi Diby, intitulé "Management des services publics en Afrique-retour d'expérience : des raisons d'espérer" , le vendredi 9 novembre 2007, au Cafop supérieur de Yamoussoukro.

Tous ont convenu, au terme de leurs différentes réflexions que cet essai est un "bel" outil pédagogique qui peut également aussi bien être exploité en éducation civique et morale (ECM), les centres de formation continue que dans les centres d'enseignement professionnel et écoles d'administration. D'autant plus, que pour les intervenants, l'oeuvre présente un intérêt "incontestable" tant du point de vue du contenu que du style pour tout enseignant quel que soit le niveau auquel il enseigne.

 

Du point de vue u contenu, pour ces intellectuels, ce livre un problème d'actualité, celui de la nécessaire prise de conscience aussi bien des gestionnaires que des usagers de l'administration pour l'amélioration des services publics et le relèvement de l'économie des pays africains.

Pour eux, "Management des services publics en Afrique-retour d'expérience : des raisons d'espérer" est le fruit d'une expérience que Charles Koffi Diby a menée à la tête du Trésor public de la Côte d'Ivoire de 2001 à 2007. toute chose qui lui a permis, avancent-ils, de relever les grands défis de cette structure essentielle dans l'économie nationale au moment même où le pays traverse une crise sans précédent. C'est pourquoi ils n'ont pas manqué de féliciter l'auteur qui, à travers son ouvrage, dévoile au grand public sa stratégie afin qu'elle serve à d'autres secteurs d'activités.

Quant au niveau du style, ces intellectuels estiment que cet essai est un "bel" exemple de rédaction. Car, soutiennent-ils, il respecte toutes les techniques de production d'un livre.

"Sur le plan de l'écriture formelle, le livre de Charles Koffi Diby est un bel exemple digne d'être enseigné dans nos écoles pour la production des mémoires, dossiers pédagogiques, essais et dissertations", soulignent-ils.

Cet essai objet de cette table ronde est à sa troisième édition. D'abord publié par les éditions NEI/CEDA à Abidjan, puis par les éditions Challenge à Casablanca au Maroc, il vient de l'être par Hachette livre international en France, en collaboration avec les deux premières maisons d'éditions citées.

C'est un livre de 172 pages qui comprend un avant-propos de l'auteur, une préface assurée par le professeur Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale, un développement où l'auteur développe sa thèse, ensuite des annexes, une bibliographie et des remerciements.

Son développement se compose de trois grandes parties dont chacune se subdivise en plusieurs chapitres. Dans la première partie, Charles Koffi Diby établit le diagnostic de la structure dont il a la charge.

Puis, il propose des mesures pour corriger les faiblesses constatées. Et enfin, il fait le bilan de son action et entrevoit les perspectives que cette expérience peut offrir.

Au nombre de ces intellectuels, il y avait Alla Yao, directeur du CAFOP supérieur de Yamoussoukro, Dr. Clarisse Kouablé Gueu Loa, enseignant-chercheur à l'université de Bouaké, professeur Urbain Amoa, recteur de l'université Charles Louis de... Montesquieu (UCLM) à Abidjan (II-Plateaux-Vallons), modérateur et initiateur de cette table ronde. Ils étaient soutenus par Martin Gueu, Koffi K. Lancina, Benjamin Constant Koné, Norbert Kouadio Koffi, Kiforo Sanogo, Bakary Traoré, tous professeurs de didactique du français au Cafop supérieur de Yamoussoukro.

Ce Collège d'intellectuels a produit une revue à travers laquelle il pose la problématique de l'exploitation pédagogique de "Management des services publics en Afrique-retour d'expérience : des raisons d'espérer", destinée aux enseignants qui a été présentée aux nombreux participants de cette table ronde, parmi lesquels des enseignants, des étudiants, des journalistes de la presse culturelle. Tous ont chacun reçu un livre. Charles Koffi Diby, absent à cette rencontre était représenté par son père, Mathurin Diby, qui a reçu l'hommage et un présent de l'UCLM.

Par Adams - Publié dans : Revue de Presse
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Mercredi 31 octobre 2007
Agé de 50 ans, et ministre de l’économie et des finances de Côte d’Ivoire depuis avril 2007, Charles Koffi Diby a une grande expérience de l’administration. Haut-fonctionnaire passé par l’école nationale d’administration (ENA) d’Abidjan et ancien directeur du trésor et de la comptabilité publique en Côte d’Ivoire, il fait part de son expérience du management dans les services publics africains dans un livre 9784-copie-1.jpg réédité pour la seconde fois et intitulé :

"Management des services publics en Afrique : retour d’expérience…des raisons d’espérer". Lors d’une conférence de presse donnée à Jouy-en-Josas, sur le campus d’HEC en région parisienne le mercredi 24 octobre, il a présenté l’expérience qu'il raconte dans son livre.

Il fait partie d’une école considérant que les mentalités africaines ne sont pas incompatibles avec la performance et l'efficacité dans la fonction publique si on utilise tous les aspects que la culture africaine a de positif : « Dans une culture, on peut prendre ce qu’il y a de positif, ce qui peut servir de ressort pour grandir. Il ne faut pas voir dans la culture africaine comme un tout négatif. Il faut juste savoir comment modeler cette culture africaine. »

Nous avons voulu faire comprendre aux uns et aux autres qu’il faut arrêter d’être afro-pessimiste. Il reste encore beaucoup à faire, mais il faut oser
Charles Koffi Diby

Il critique la mauvaise utilisation de la culture africaine parfois avec une pointe d’humour, évoquant ainsi la façon dont le respect des aînés, une des valeurs fondamentales de la culture africaine est dévoyé pour devenir "un ‘grand-frérisme’ d’incompétence", pouvant devenir un facteur inhibant et entraîner la paralysie dans les administrations. Pour Charles Koffi Diby, la mauvaise performance des administrations africaines en général trouve aussi sa source dans l’inadéquation des qualifications et de la formation, les méthodes de recrutement souvent dictées selon la bonne volonté du prince...

Selon lui, le management participatif peut-être une des solutions pour améliorer l’efficacité des services publics en Afrique : « Si vous ne communiquez pas avec vos collaborateurs, comment peuvent-ils comprendre le bien fondé d’une réforme ? Elle doit être expliquée. C’est pour cela que je dis, le manager ne doit pas s’imposer par des décisions émotionnelles. Il doit se faire accepter par sa vision, sa rigueur, et c’est ce que nous avons essayé de faire. Il faut faire en sorte que tout le monde se sente concerné par les bons ou les mauvais résultats, que le bon résultat ne soit pas socialisé tandis que le mauvais résultat serait privatisé. »

Donnant des exemples pratiques de la mise en place de ses idées, il déclare que pour lutter contre la corruption, il n’a jamais dit à ses collaborateurs qu’ils étaient corrompus : « il ne faut pas les insulter (...) Nous avons fait des affiches simples : ‘usagers du service public, nos prestations sont gratuites. Exigez de nous respect, exigez de nous rigueur’ » et les affiches ont été placardées. « Grâce à ces slogans simples, et un grand respect des usagers qui sont traités comme des clients nous avons pu améliorer la productivité ».9799

Autre exemple de management participatif, la désignation au sein de différents services des employés les plus méritants de l’année : tous les fonctionnaires ont reçu des fiches de notation, et devaient noter ceux de leurs collègues qu’ils trouvaient méritant. Au final, les résultats ont fait l’unanimité, ce qui confirmait la validité de la méthode : « Chaque agent désigné a sa photo au sein de son service et fait l’objet d’admiration de la part de ses collègues ».

Selon le ministre ivoirien, un général ne doit pas dire à ses soldats « avancez », mais plutôt « avançons » pour leur montrer qu’il est lui aussi impliqué.

Donnant l’exemple de ses méthodes de travail lors de son arrivée à la tête du ministère de l’économie et des finances, il a ainsi affirmé que sa première réunion avec ses collaborateurs avait duré...deux minutes ! « Le temps que ceux qui traînent les pieds arrivent, ils ont constaté que la réunion était terminée. C’était le signal que les temps avaient changé ». D’autres changements sont arrivés avec une relative douceur : « je commençais mes journées au ministère à 6h30. Peu à peu, mes collaborateurs ont commencé à arriver à la même heure que moi...»
Le ministre ivoirien évoque les résultats des réformes mises en place en disant que « Les études de résultats concernant les réformes engagées figurent dans le livre (P 149) ainsi que les noms des cabinets qui ont fait les études : On note ainsi que le taux de satisfaction concernant le fonctionnement et l’image du trésor chez les usagers a bondi à 73% alors qu’il se trouvait aux alentours de 23% avant que nous ne commencions à impulser les réformes. »

Charles Koffi Diby souligne brièvement ce qu’il appelle les « limites de l’expérience », qui pourraient selon lui être les facteurs humains et les contraintes structurelles. Il reconnaît par exemple que la faiblesse des salaires dans les administrations sont des paramètres à prendre en compte, mais déclare n’avoir pas voulu se focaliser sur ce type de points dans son ouvrage. Qui plus est pense t-il, dans le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, la sortie de la crise permettra une amélioration de la situation des fonctionnaires.

la question de savoir comment pourrait évoluer la mise en œuvre de ses réformes dans le temps, le ministre des finances ivoirien répond qu’il a fallu pratiquement cinq ans pour la mise en œuvre des réformes (à la direction du trésor), et qu’il faut pérenniser ces acquis. « D’autres personnes prendront le relais pour continuer ce type de réformes et ferons mieux. Nous avons voulu faire comprendre aux uns et aux autres qu’il faut arrêter d’être afro-pessimiste. Il reste encore beaucoup à faire, mais il faut oser ».

Charles Koffi Diby, « Management des services publics en Afrique : retour d’expérience… des raisons d’espérer », éditions Hachette Livre International, 2ème édition, 2007

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Jeudi 25 octobre 2007
Le Ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire, Charles Koffi Diby, sera reçu sur le Campus d’HEC, à Jouy-en-Josas, le mercredi 24 octobre 2007.
Au cours de sa visite, un protocole d’accord sera signé entre le Ministère de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire et HEC pour la mise en place d’un programme pluriannuel de renforcement des compétences managériales de tous les agents des différentes Régies financières du Ministère.
Ce projet, appelé MIRI, s’insère comme un outil d’animation au service du renforcement d’une culture, d’un accompagnement et d’un changement organisationnel et managérial. C’est également un espace d’éducation et d’économie appliquée où l’on crée et partage du savoir autour des vrais enjeux stratégiques des services publics ivoiriens.
« Il s’agit d’un projet auquel HEC accorde une grande importance. Non seulement il s’inscrit dans notre mission éducative mais il reflète également les préoccupations d’HEC en tant qu’institution citoyenne, socialement responsable », souligne Bertrand Moingeon, Professeur et Directeur Général adjoint, en charge des programmes pour dirigeants (HEC Executive Education).
A l’occasion de cette visite sur le campus d’HEC, le Ministre Diby donnera une conférence sur le thème de son ouvrage publié récemment chez Hachette : Management de services publics : retours d’expériences … raisons d’espérer

Jouy-en-Josas, le 23 octobre 2007
 
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Lundi 22 octobre 2007
Sorti au premier trimestre 2007 dedicace1.jpg chez CEDA/NEI à Abidjan, le livre de l’actuel ministre ivoirien de l’économie et des finances est en train de faire du chemin qui fait honneur et à l’auteur et à son comité de pilotage et à la nation ivoirienne qui voient en son audience l’occasion d’exporter une expertise du sud. Le Ministre Charles Diby Koffi a été révélé à la nation ivoirienne par une politique nouvelle du Président Laurent Gbagbo nommant aux directions générales des régies financières à son accession au pouvoir d’Etat: l’appel à candidature. Et, depuis le 04 mai 2001 où il est entré en fonction comme Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, l’ancien Directeur général adjoint du Trésor et par ailleurs conseiller technique du ministre de l’économie te des finances a introduit dans l’administration publique une autre forme de gestion qu’on peut juger innovante et efficace aujourd’hui: le management. Pourtant, jusque-là, cette notion était plutôt usitée dans le privé, quand on parlait plutôt d’administration pour la gestion des affaires publiques. Plus qu’un mot, c’était toute une philosophie, une façon nouvelle voir et de faire appelant de nouvelles règles et de nouvelles méthodes. C’était une expérience et ça a marché puisque, malgré la crise que le pays traverse depuis septembre 2002, ses caisses supportent l’essentielles de ses charges de fonctionnement. La Côte d’Ivoire pouvait même se permettre quelques investissements, voire des faveurs à l’égard d’autres pays africains en difficulté. «Malgré la crise, ce pays tient toujours», a-t-on maintes fois entendu. C’est donc l’ensemble des recettes mises en œuvre dans cette nouvelle vision dites «managériales» des affaires publiques, en l’occurrence le trésor public ivoirien, depuis 2001, que Charles Diby Koffi a cru bon de capitaliser dans un livre à l’intention des générations futures pour discussion et enrichissement, sous le titre de «Management des services publics en Afrique». Depuis la première édition de ce livre chez CEDA/NEI en début d’année, il a été repris dans une deuxième édition par Challenge Afrique, une structure basée au Maroc. Aujourd’hui, l’ouvrage «qui se défend lui-même», selon le mot de Professeur Amoa Urbain, Recteur de l’ancienne Université des Temps Libres devenue Université Charles Louis de…Montesquieu, enregistre sa troisième édition, cette fois chez Hachette Livre International, à Paris. C’est un parcours qu’on peut qualifier d’honorable, pour un coup d’essai. Plus encore, le livre suscite l’intérêt dans les milieux intellectuels. Déjà à sa parution, en guise de dédicace, l’ouvrage a réuni des universitaires pour un regard croisé à l’Hôtel Novotel au Plateau, sous le pilotage de l’Université des Temps Libres qui a à charge le management du titre. En septembre dernier, il était au centre d’un échange avec des dirigeants d’entreprises africaines à la Sorbonne, à Paris. C’était à l’occasion de sa deuxième édition par Challenge Afrique. Avec cette troisième édition, une conférence dédicace aura lieu mercredi prochain 24 septembre à Paris, HEC, suivie d’une séance de travail au siège des Editions Hachette, toujours à Paris. Le 9 novembre suivant, c’est l’Hôtel Président de Yamoussoukro qui accueillera une autre conférence dédicace avec le Cafop de la ville pour envisager son exploitation pédagogique. Le 20 décembre enfin, l’auteur Charles Diby Koffi, Bernard Dadié, père de la littérature ivoirienne, et Maître Frédéric Titinga Pacéré, Avocat burkinabé et éminent homme de lettres et de culture, seront élevés au rang de Docteurs Honoris Causas de l’Université Charles Louis de…Montesquieu. Ce sera pour cette jeune université nationale une façon d’honorer l’intelligence africaine et faire «vivre nos valeurs de civilisation». «Nous ne pouvons pas continuer de regarder ce livre se promener ailleurs.», commentait le Professeur Amoa Urbain qui, à ce sujet, rencontrait la presse jeudi soir dans les locaux de son institution.

Koffi Koffi (koffi2koffi@yahoo.fr)
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Dimanche 23 septembre 2007


dkc.jpg "En vérité, le développement commencera par la reconsidération de notre rapport avec la "respublica", c'est-à-dire la chose publique, le service public, les deniers publics. Il prendra forme, le jour où l'on cessera de privilégier l'intérêt particulier au profit de l'intérêt général "(page 48 )

 " Les nouvelles stratégies de pilotage des services publics doivent nécessairement se soumettre aux exigences des instruments de mesure normés et aux méthodes conformes aux normes internationales. Pour ce faire, il faut, entre autres, s'obliger à prendre en compte les exigences des règles de bonne gouvernance et asseoir une politique de communication dynamique voire agressive." (pages 118-119) 


 "L'évolution actuelle du monde incline à penser que la bourrasque ne passera pas sans un effort personnel et institutionnel. S'y adapter ou disparaitre? Comment?  (page  122)



 Les enjeux nouveaux, c'est la systématisation de la plannification, elle même articulée avec une stratégie pertinente de suivi-évaluation, la qualité de service, la prise en compte des innovations  (pages 134-135)


Nous avons voulu faire comprendre aux uns et aux autres qu’il faut arrêter d’être afro-pessimiste. Il reste encore beaucoup à faire, mais il faut oser


 
                                 DIBY Koffi Charles in " Management des services publics"

Par adams - Publié dans : Pensées fortes
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