Prix du Meilleur ministre des Finances de la région Afrique : POUR CHARLES KOFFI DIBY, CE PRIX PERMET DE REGARDER LA COTE D’IVOIRE AUTREMENT
Monsieur le ministre de l’Economie et des Finances, vous avez été reçu en audience par le Premier ministre Guillaume Soro. Quel était l’objet de cette audience ?
Je suis venu remettre à M. le Premier ministre le prix qui a été décerné à la Côte d’Ivoire par le magazine The Bankers appartenant au Financial Times. Nous sommes allés à Londres prendre ce prix, au nom de la Côte d’Ivoire. Et donc, nous pensons que la première des choses à faire, c’est de venir remettre ce prix à nos autorités. Parce que ce prix honore grandement notre pays. Nous avons remis le prix à M. le Premier ministre, qui se chargera justement de prendre contact avec M. le Président de la République afin que ce prix lui soit remis définitivement.
Nous avons reçu les félicitations de M. le Premier ministre et nous avons cru bon aussi de lui présenter l’équipe qui a fait le travail. Nous sommes venus avec le Directeur général des Impôts, qui était avec nous également à Londres, le Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, ici présent, n’a pas pu effectuer le déplacement. Mais, c’est tous ensemble que nous avons remis le prix au Premier ministre. C’est un prix pour la Côte d’Ivoire. C’est la première fois qu’un pays d’Afrique francophone reçoit ce prix.
Pour la majorité des Ivoiriens, que devons-nous comprendre à travers un tel prix en période de crise?
Les Ivoiriens doivent savoir que The Financial Times est un organe de presse très écouté et très lu dans le monde entier des finances. The Bankers existe depuis 1926. Et depuis un certain nombre d’années, il essaie de primer les ministres des Finances par continent et les gouverneurs des Banques centrales et certains banquiers.
Cette année, l’honneur est revenu à la Côte d’Ivoire de rempoter ce prix. Et, j’avoue que je n’ai pas compéti à quoi que ce soit. Ils ont observé et remarqué que la Côte d’Ivoire a fait beaucoup d’efforts en matière de gestion, surtout dans une situation aussi difficile pour le pays. Mais aussi dans l’environnement international aussi difficile, où la Côte d’Ivoire a obtenu de très bons résultats. Je pense que ce prix encourage la Côte d’Ivoire et permet au monde financier international de regarder autrement la Côte d’Ivoire. C’est-à-dire de la regarder positivement. C’est important pour notre pays. C’est pour cela que nous sommes fiers d’avoir remis ce prix à M. le Premier ministre, parce que c’est un prix qui rejaillit sur l’ensemble des Ivoiriens.
Que les Ivoiriens sachent que le prix n’appartient pas à Diby Koffi, il appartient à l’ensemble des Ivoiriens surtout à notre pays qui, désormais, sera regardé autrement.
Au-là de ce satisfecit, que peut-on attendre des finances ivoiriennes pour cette année 2010 ?
Les finances ivoiriennes se portent bien quand même, elles peuvent se porter mieux. C’est pour cela que nous avons enclenché tout un ensemble de réformes que nous sommes en train de poursuivre. Le Premier ministre nous encourage à le faire, le Président de la République également suit l’ensemble de ces travaux de près. Une chose est certaine, c’est que nous terminerons l’année avec des finances publiques bien gérées. La preuve, nous n’avons pas un déficit criard, par rapport aux autres pays de notre union. Nous sommes à deux points seulement du PIB, alors qu’ailleurs, ils sont à 14, 16 points. Et nous ferons en sorte que justement, nous puissions régler à bonne date, l’ensemble des dettes de l’Etat surtout la dette intérieur. Et nous y travaillons.
Propos recueillis par:
PAULIN N. ZOBO